Le Rhônexpress, les difficultés qui ont été surmontées.

La route étant contrainte à un trafic qui rend impossible une circulation fluide et à moindre coût, ce sont les rails qui sont choisis. La question était ensuite de décider le type de véhicule qui allait circuler. Le TGV ?

Sûrement pas, puisque le détour par l’aéroport Saint Exupéry à l’aéroport de la ville serait une perte de temps pour certains qui ne s’y rendaient pas. Même chose pour le train. Ce qui a été retenu au final, après avoir examiné les autres possibilités comme le métro ou le mégabus guidé, c’est le tramway électrique, nous allons voir pourquoi.


Des performances adaptées.


Afin de procurer un service à la hauteur d’une mégapole de cette envergure, des spécifications devaient être respectées. La rapidité et la fluidité du transport devraient permettre une durée de trajet en dessous de la demi-heure pour l’aller. Cela nécessitait donc, pour le véhicule qui serait utilisé, des pointes de vitesse qui peuvent aller jusqu’à 100 kilomètres à l’heure dans certains tronçons de voies. Ce n’est que de cette manière que l’on pouvait garantir une ponctualité remarquable. Afin de faciliter le trajet des passagers, les arrivées des trains et du TGV devaient être à proximité du point de départ, et les terminaux de l’aéroport au plus près de l’arrivée


Énergie utilisée et accessibilité du Rhônexpress


Le mode de propulsion devait être assez puissant pour satisfaire cette demande en matière de rapidité, sans oublier la capacité de transport, puisque les gens qui se rendent à Saint Exupéry portent la plupart du temps des bagages avec eux. Les tramways du Rhônexpress possèdent les qualités nécessaires pour remplir le cahier des charges, grâce à un dispositif électrique de 750 volts. D'autres paramètres se devaient également d’être pris en compte, afin de respecter les normes d’accessibilités, pour les handicapés par exemple. Que ce soit sur le quai de la gare, ou dans la cabine, il y a des installations destinées à faciliter la circulation et le confort ainsi que la sécurité des fauteuils roulants ou des poussettes de bébé.


Un investissement important


Le tracé de la ligne a constitué une des difficultés du projet Rhônexpress. Bien entendu, on profitait de certains rails déjà existants, mais ce n’était pas suffisant pour faire la liaison en moins de trente minutes. De nouvelles infrastructures étaient donc nécessaires, sous la forme de passages à niveau ou des temps de parcours supérieurs destinés à gagner du temps sur le trajet. Pour boucler le projet, les investisseurs ont déboursé 120 millions d’euros. (rhonexpress-media.fr )


Fruit de tergiversation multiple et d’études préliminaires diverses, le Rhônexpress n’est vraiment mis en service qu’au cours de l’année 2010. Un retard considérable, si l'on considère que l’aéroport qu’il relie au centre de Lyon, le Saint Exupéry, est là depuis 35 ans à cette époque.

Quels ont été les paramètres qui ont repoussé la mise en place du projet ? Un aperçu des difficultés rencontrées vous sera donné dans les prochains paragraphes.


Le choix de la technologie


La liaison avec l’aéroport est un indispensable pour une grande métropole.

Mais il a été fastidieux de choisir le moyen le plus adapté.